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Au sujet de IESF

Posté par Justine Konopacki le 27/02/2020


A propos de IESF



Depuis plusieurs mois, le Conseil d’Administration de l’AAEE s’interroge sur la pertinence de son adhésion auprès d’Ingénieurs Et Scientifiques de France (IESF).
En effet, la cotisation d’un montant de 500 euros a un impact non négligeable sur notre budget, et nous ne percevons toujours pas le retour sur investissement.
Suite à un appel à cotisation de IESF j’ai moi-même, en ma qualité de présidente de l’AAEE, répondu à cet appel en partageant nos inquiétudes, et ce en date du 22 novembre 2019. A ce jour nous n’avons pas reçu de réponse officielle, détaillée et exhaustive de la part de IESF. Ceci ne
peut que nous conforter dans le manque d’intérêt que cette association à pour celles des anciens de « petites » écoles !

Je tiens donc à vous faire part, en toute transparence, des différents points auxquels nous attendant des réponses depuis de longs mois.
Je vous souhaite une agréable lecture.

Le rôle des antennes régionales



Tout d’abord l’AAEE, comme bon nombre d’associations d’alumnis, reste dans le flou concernant les cotisations à IESF France et à IESF Bretagne qui en est une antenne régionale plus ou moins indépendante. Est-ce que l’adhésion à l’une permet de bénéficier des services de l’autre ? Quels
sont les services exclusifs à chacune et ceux mutualisés ? La cotisation à IESF France n’étant pas négligeable pour nous, nous avons demandé des éclaircissements auprès de IESF France et Bretagne, et ce sans réponse.

Paris et le reste de la France



Par ailleurs, nous dénonçons le nombrilisme parisien de l’association.
Beaucoup trop de réunions sont réalisées sans visio-conférence et imposent d’être sur place. Lorsque des visios sont proposées, la qualité n’est pas au rendez-vous. L’année dernière, j’ai moi-même demandé à plusieurs reprises de pouvoir assister à distance à ces réunions ; mes
demandes ont été refusées sans motif. Que doit-on penser de cette attitude ? Nous avons espéré avoir des réunions à minima enregistrées ou filmées en direct pour y assister sans contribuer, mais rien n’a été fait. Y aurait-il des barrières technologiques que les membres de IESF ne sauraient franchir ?

L'enquête IESF... inutile ?



Nous avons reçu quelques arguments concernant l’intérêt d’adhérer à IESF, mais ces éléments ne sont aucunement en phase avec les besoins d’associations en dehors de la région parisienne. Par exemple, pourquoi cotiser pour bénéficier de location de salles à prix réduits en Île de France ? Chaque année, nous diffusons l’enquête IESF auprès des anciens élèves de l’école afin de connaitre leur parcours professionnels. Or, quand bien même nous adhérons à l’association, les résultats concernant notre école nous sont accessibles via paiement !
Or, les écoles et associations d'alumnis sont intéressées davantage par les résultats traités des diplômés de leurs écoles plutôt que ceux d’ordre général.
Accéder à un grain d’information, pourtant légitime, est conditionné à un paiement non négligeable ! Finalement, nous avons un plus grand intérêt à diffuser l’enquête de la Conférence des Grandes Ecoles où nous avons accès aux données voulues.

L'absence d'implication locale



Un autre élément nous a inquiété l’année dernière concernant la présence d’IESF dans des événements locaux. En effet, à Lannion, le Challenge Ada Lovelace a eu lieu en étant co-organisé par des étudiants et enseignants de l’école. Ce projet s’inscrivit dans les valeurs de IESF avec par exemple l’incitation aux jeunes filles de se lancer dans les métiers des sciences et ingénieries. Le projet avait besoin d’une aide financière même minime, or rien ne fut fait ! Au contraire, IESF répondit que sous
réserve du respect d’un cahier des charges leur logo pouvait être utilisé ainsi que leur agenda public. Une nouvelle fois, IESF s’est montrée absente !

Le RNI



Enfin se pose la question du Registre National des Ingénieurs. De part notre cotisation, l’inscription de chaque diplômé est faite dans ce registre attestant à sa manière la légitimité du diplôme obtenu par des candidats à des postes. Or, au regard des informations obtenues, payer 500 euros pour ce seul service utilisé est financièrement démesuré. En outre, les ingénieurs nouvellement diplômés sont indiqués dans le Journal Officiel, et nous n’avons aucune métrique concernant le
nombre de requêtes faites sur le RNI. IESF propose également un service de certification du diplôme d’ingénieur pour une équivalence de Master, et ce, contre paiement. Pourquoi n’est-ce pas automatique ? Le diplôme d’ingénieur par essence ne donne-t-il pas une équivalence au Master ?
L’adhésion à une instance régionale de IESF permet-elle de voir le RNI à jour ?

Et finalement ?



Au regard de tous ces éléments dont je vous fais part, nous déplorons une distance froide et un grand manque de présence de la part de IESF. L’association est trop « parisienne » et ne propose presque aucun service pouvant répondre au besoin d’associations « de province ». Nous payons cher une cotisation pour des services inutiles, et quand bien même nous désirons nous impliquer, il est difficile de le faire.

Nous souhaitons vivement avoir une réponse exhaustive de la part de IESF France concernant l’ensemble de ces points.
Nous souhaitons également que IESF s’affirme en dehors de l’Île de France et daigne s’intéresser aux associations, quelles que soient leurs tailles et le montant de leurs cotisations.

Si vous aussi, vous partagez des inquiétudes, n’hésitez pas nous en faire part.


Justine KONOPACKI
Présidente de l'Association des Anciens Élèves de l'Enssat